Avant même d’apprendre à prononcer nos premiers mots, il y avait sa voix. Celle qui transformait les phrases en berceuses, les illustrations en mondes imaginaires et les histoires en promesses pour un avenir qui chante. Nos mères ont été nos premières conteuses. Elles ont tenu les livres, tourné les pages, fait vivre les personnages avec toutes leurs intonations. Elles nous ont appris que les histoires consolent, guérissent, font grandir.
En cette fête des Mères, nous voulons honorer ces premières lectrices de notre vie. Celles qui nous ont transmis l’amour des mots et la certitude que les livres sont des cadeaux que nous n’avons jamais fini de nous donner. Demandez les suggestions de vos libraires pour lui offrir, à son tour, une histoire à chérir.
Sous une identité falsifiée, Vis intègre la plus prestigieuse académie militaire de l’Empire, feignant l’ambition et l’obéissance pour mieux dissimuler sa véritable mission : résoudre un meurtre, retrouver une arme antique et mettre au jour des secrets capables de faire vaciller l’ordre établi. James Islington déploie ici une fantasy dense et stratifiée, où la vengeance et la loyauté s’entrelacent au fil de mystères emboîtés. Chaque révélation déplace les certitudes et entraîne le récit vers des directions inattendues. Porté par une intrigue aussi imprévisible qu’exigeante, le roman interroge le prix du pouvoir, la manipulation des masses et la résistance intime face à un empire qui exige tout, jusqu’à la volonté elle-même.
MARIANNE RENAUD, Librairie Le Renard perché (Montréal)
Citation du moment
« Il y a le peuple du parc, les êtres qui ne sont plus ou pas encore dans la frénésie : les petits vieux, les solitaires, les amoureux, les enfants et leurs parents, tenus pour un temps aux rythmes doux et improductifs. Au parc, il y a encore un monde. »
Ces derniers jours ont vu deux de nos poètes s’envoler. Madeleine Gagnon et Marcel Labine sont décédés, laissant dans le deuil toute une communauté férue de leurs mots.
Cet album me rappelle le bienveillant Tous les chemins de mon papi, qui proposait une vision beaucoup plus pertinente et constructive de la présence des rides sur la peau, qui se creusent avec le temps et qui marquent l'expérience et le passage de nombreuses émotions sur notre peau. Ici, on prend le même genre de chemin, celui qui donne enfin aux cheveux argent, blancs et gris leurs lettres de noblesse. [...] Un bel album pour valoriser le vieillissement en offrant au passage une ode bienveillante et chaleureuse à la maternité.