Quand nous avons décidé de consacrer un généreux dossier de la revue Les libraires aux propositions littéraires de la ville de Québec, il y a de magnifiques surprises et d’heureux hasards que nous n’avions pas anticipés! Le maire Bruno Marchand, dont le rayonnement médiatique s’étend dans toute la province, nous fait le plaisir de partager avec nous ses lectures favorites. Au fil des pages, nous partons à la rencontre de ce qui fait trépider et rêver cette singulière contrée au verbe haut et aux accents exaltés qui la rendent si belle et multiple.
Quiconque se passionne pour la littérature trouvera ailleurs dans le numéro d’autres matières à conviction. Les adeptes de romance seront ravis d’y voir Morgane Moncomble en entrevue et ceux et celles qui se questionnent sur notre démocratie pourront y réfléchir avec Frédéric Bérard. Quant à Jules Clara, Yann Martel et Nell Pfeiffer, il et elles nous engagent, chacun et chacune à leur façon, dans leur univers romanesque. La comédienne Julie Le Breton partage avec nous ses livres les plus mémorables et la bédéiste Sophie Bédard signe la superbe couverture.
Après cela, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter… bonne lecture!
« Louve en juillet, c’est la force d’une femme à l’état brut. La force d’une survivante, d’une battante, la force de toutes celles qui, malgré la peur, continuent de puiser dans leur souffle de vie. Gabrielle Filteau-Chiba réussit, en moins d’une centaine de pages, à nous transporter dans divers endroits, refuges ou pièges, comme si nous y étions nous-mêmes. C’est un livre puissant, par les émotions qu’il véhicule, mais aussi par la portée de ses nombreux messages, dont celui de l’importance de chérir et de protéger ceux qui incarnent nos amours inconditionnels. Mention spéciale à Séquoia, qui symbolise, elle-même, la beauté englobée de tous les lieux décrits. »
JEANNE BOIVIN, Librairie Lulu (Mascouche)
Citation du moment
«Dehors, il faisait si froid que la vapeur émanant du sol formait une nappe de brouillard qui recouvrait le paysage d'un mystérieux halo blanc. Fascinée par ce phénomène, j'ai pris conscience de la différence entre ce monde et le terrain assoupi de la ville. J'avais grandi avec le sentiment que la terre sous mes pieds était vivante. Le paysage qui m'entourait vibrait d'énergie. Des jets de vapeur jaillissaient des sources chaudes, des cascades glacées dévalaient les flancs des montagnes et les champs de lave. Petite, chaque fois que je quittais la maison, on me disait de me méfier de la nature, des rochers, des rivières et des sources chaudes. L'idée que la terre pouvait m'engloutir restait très présente dans mon esprit, surtout quand je quittais Reykjavik pour revenir à la campagne. Et cette crainte n'était pas infondée. On ne comptait plus les histoires d'enfants tombés dans des torrents ou des sources brûlantes. »
Même si les dédicaces, tables rondes et rencontres croisées sont au cœur de la programmation d’un salon, le Salon international du livre de Québec (SILQ) propose encore une fois cette année d’éclater les frontières du livre, du 8 au 12 avril au Centre des congrès de Québec.
Durant son enfance, Julie Le Breton était souvent amenée à déménager. Pour la jeune fille, qui n’avait pas toujours le temps de nouer des amitiés, les livres représentaient un accompagnement invariable qui la suit encore aujourd’hui.
Je trouvais mon idée géniale : brosser un portrait des éditions Alto sans m’entretenir avec son vocal fondateur, Antoine Tanguay. De laisser les auteurs et autrices s’exprimer. Ce fut un échec : les six écrivains et écrivaines interrogés m’ont beaucoup parlé d’Antoine (et un peu d’autres choses).
La montée de l’intelligence artificielle générative est peut-être l’un des arguments les plus puissants justifiant les budgets requis pour mettre des livres dans les mains des jeunes en 2026.
Québec est agitée par un vent artistique favorable. Le dossier du dernier numéro de la revue Les libraires reflète le dynamisme d’une ville qui porte franchement une voix littéraire, la partageant au monde avec élan et ferveur, contribuant ainsi à en faire une place de choix où la parole est admirablement déliée.
« Deux sœurs. Deux âmes fusionnelles, pendant toute une partie de la vie. Jusqu’à ce que l’être aimée disparaisse soudainement, sans donner de raison. La violence de l’incompréhension, la douleur de l’abandon, le vide abyssal. Retrouver, oui, ramener. Reconstruire un lien qui était pourtant indéfectible. Mode d’emploi en 15 étapes. »
FRANÇOIS-ALEXANDRE BOURBEAU, Librairie Liber (New Richmond)
Toutes les raisons de lire sont bonnes et le plus récent numéro de la revue Les libraires en témoigne. Pour les friands et friandes de romance, l’entrevue avec Morgane Moncomble est incontournable, alors que pour ceux et celles que l’actualité intéresse, l’entretien avec Frédéric Bérard s’avère une lecture obligée. La comédienne Julie Le Breton se fait libraire d’un jour et Yann Martel, Jules Clara et Nell Pfeiffer alimentent notre goût pour le romanesque. Un dossier sur la ville de Québec et sa vie littéraire nous montre la diversité des propositions que la cité fait émerger et la bédéiste Sophie Bédard signe notre incroyable couverture.